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d'essai par Puisle mon coup

un

g. Nacine

succès heureux,
Affermir dans mon coeur ce projet généreux!
Par mes premiers accens la Grace célébrée,
Renú ma timide voix déja plus assurée.
A les commandemens ses bienfaits m'ont soumis,

C'est elle à qui je dois tant d'illustres amis
i Qui pour mieux me prouver leur fincere tendreslez

Par d utiles conseils soutiennent ma jeunelle.
C'est elle, Valincourt, qui m'entraînant chez toi,
T'inspira l'amitié que tu ressens pour moi.
C'est elle, de mes vers récompense honorable!
Qui conduisit mes pas dans ce lieu relpectable,
Où lon fouffle fécond faisoit toujours fleurir
Le folide Bonheur, la Joie inaltérable,
La tranquille Constance, et la Paix délectable.
O Frêne, lieu charmant, cher à mon souvenir,
Des biens que tu m'as faits prompt à m'entretenir,
Mon coeur reconnoissant me rapelle à toute heure
Ces jours délicieux coulés dans ta demeure;
Ces exemples fi faints, dont j'y fus le témoin,
Et sans cesse il m'anime à les suivre de loin.

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S. B. I. S. 393.

Ihm vornehmlich verbankt der leichte, angenehme, lebhafte, und selbft durch eine gemiffe Nachläfigkeit und Geschwäßigkeit &ußerst einnehmende Ton seine Entstehung und rein Glück, der so viele reizende Epi: fteln neuerer franzosischer Dichter belebt. Ungemein anzies hend ist folgendes Gemahlde håuslicher poetischer Genügs samkeit und Rube.

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EPITRE A MES DIEUX PENATES,

PROTECTEURS de mon toit rustique,
C'est à vous qu'aujourd'hui j'écris.
Vous, qui fous ce foyer antique,
Bravez le taste de Paris,
Et la molesse Asiatique
Des alcoves et des lámbris :
Soyez les seuls dépositaires
De mes vers férieux ou foux:
Que mes ouvrages folitaires,
Se dérobant aux yeux vulgaires,
Ne féloignent jamais de vous.

J'espérois que l'affreux Borée
Respecteroit nos jeunes fleurs,
Et que l'haleine temperée
Du Dieu qui prévient les chaleurs,
Rendroit à la terre eplorée
Et ses parfums et ses couleurs,
Mais les Nymphes et leurs compagnes
Cherchent les abris de buissons;
L'hiver descendu des montagnes
Souffle de nouveau les glaçons;
Et ravage dans les campagnes
Les prémices de nos moistons.

A a 2

Ren

Greffer.

Rentrons dans notre solitude,
Puisque l'Aquilon déchaîné
Ménace Zéphire étonné
D'une nouvelle fervitude:
Rentrons, et qu'une douce étude
Deride mon front sérieux.
Vous mes Pénates, vous mes Dieux,
Ecartez ce qu'elle a de rude,
Et
que

les vents seditieux
Nemportent que l'inquiétude,
Et laillent la paix en ces lieux.
Enfin je vous revois, mes Lares,
Sous ce foyer etincellant,
A la rigueur des vents barbares
Opposer un chêne brûlant
Je suis enfin dans le silence;
Mon esprit libre de ses fers,
Se promene avec nonchalance
Sur les erreurs de l'Univers.
Rien ne m'aigrit, rien ne m'offence.

.
Coeurs vicieux, esprit pervers,
Vils esclaves de l'opulence,
Je vous condamine sans vengeance.
Coeurs éprouvés par les revers,
Et soutenus par l'innocence
Ma main, sans espoir, vous encense;
Mes yeux sur le mérite ouverts,
Se ferment sur la récompense.
Sans sortir de mon indolence
Je reconnois tous les travers
De ce rien qu'on nomme Science.
Je vois qu- la sombre ignorance
Obscurcit les pales éclairs
De notre foible intelligence.
Ah!

que ma chere indifférence
M'offre ici de plaisirs divers!
Mes Dieux sont les Rois que je 'sers,
Ma Maîtreffe eft l'indépendance,
Et mon étude l'inconstance.
O toi, qui dans le sein des mers

Greffer.

Avec l'amour a pris naissance,
Déesle, répands dans mes vers
Ce tour, cette noble cadence,
Et cette molle négligence
Dont tu sçais embellir tes airs.
Amant de la simple nature,
Je suis les traces de ses pas;
Sa main, aufli libre que fûre,
Néglige les loix du compas,
Et la plus légere parure
Est un voile

pour

ses

appas.
Quand la verrai-je fans embleme,
Sans fard, sans éclat emprunté
Conserver dans la pudeur même
Une piquante nudité,
Et joindre à la langueur que j'aime
Les souris de la volupté!

Inspirez-moi, divins Pénates:
Vous même guidez mes travaux,
Versez sur ces rimes ingrates
Un feu vainqueur de mes rivaux;
Et qué mes chants toujours nouveaux,
Mêlent la raison des Socrates
Au badinage des Saphos;
Mais qu'une sagesse stérile
N'occupe jamais mes loisirs:
Que toujours ma Muse fertile
Imite, en variant fon style,
Le vol inconstant des Zéphirs;
Et qu'elle abandonne l'utile,
S'il est féparé des plaisirs.
Favorable à ce beau délire,
Grand Rousseau, vole à mon secours :
Pour remplir ce qu'un Dieu m'inspire,
Réunis en ce jour la lyre
Et le luth badin des Amours.
Soutiens-moi, prête-moi tes ailes;
Guide mon vol audacieux
Jusqu'à ces voûtes éternelles,

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Grefret

Où l'astre qui parcourt le Cieux,
Darde ses flammes immortelles
Sur les ténebres de ces lieux.

Te lis, j'admire tes ouvrages.
L'esprit de l'Etre créateur
Semble verser sur res images
Toute la force et la grandeur.
Mais ne crois pas que, vil flatteur,
Je deshonore mes fuffrages
En mendiant ceux de l'Auteur.
Vous les fçavez, Dieux domestiques,
Mon style n'est point infecté
Par le fiel amer des Critiques;
Ni par le nectar apprêté
De longs et froids Panégyriques.
Sous les yeux de la vérité
J'adresse au Prince des Lyriques
Cet éloge que m'ont dicté
Le goût, l'estime et l'equité.

Rousseau, conduit par Polymnie,
Fit passer dans nos vers françois
Ces fons nombreux, cette harmonie
Qui donne la vie et la voix
Aux airs qu'enfante le génie:
Lui seul, avec sévérité,
Sous les contraintes de la rime,
Fit naître l'ordre et la clarté;
Et par le concours unanime
D'une heureuse fecondité,
Unie aux travaux de la lime,
Sa Muse, avec rapidité,
S'elevant jusques au sublime,
Vola vers l'immortalité.

Que la renommée et l'hi? oire
Gravent à jamais sur l'airain
Cet hymne digne de mémoire,
Ou Rousseau, la flamme à la main,

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