Графични страници
PDF файл
ePub

raglio ; while a bewitching kind of pleasure, called. Santring, and talking without any constraint, was the true Sultana Queen he delighted in.

The reign of Louis XVI. is scarcely yet the province of history. It is not the dominion of a mistress over the Sovereign that can be complained of in this instance; but we believe the corruption of that court is attributed to the influence and erample of the unfortunate Marie Antoinette. We confess ourselves unwilling to allow the justice of this charge; and, at any rate, we think there is sufficient baseness and want of energy in the conduct of the ministers and courtiers of that day, to ac, count for the universal disgust of the people, without a particular reference to the female influence supposed to govern the court, Had the unfortunate Monarch indeed listened to the energetic counsels of his Queen, we are inclined to believe that his crown, and his life, might yet have been preserved to him.

Returning from this digression, we shall present to our readers one or two extracts of female portraits, drawn by M. de Levis. We are inclined to think the following account of Madame Necker to be a fair picture, though certainly not so far vourable as that which we have been accustomed to contemplate.

On a cherché à nous persuader que madame Necker étoit une femme d'un esprit supérieur. Pour accréditer cette opinion, il ne falloit pas publier le Recueil de ses pensées. Elle cite quelques bons mots; mais on ne trouve dans ce qui lui appartient que des idées communes ou fausses, exprimées dans un style obscur et entortillé. Enfin, ce sont des énigmes qui ne valent pas la peine d'être devinées. On reconnoît aisément dans ce livre le mauvais goût de l'école de Thomas, rhéteur boursoufflé qui, suivant une épigramme du temps, ouvroit, pour ne rien dire, une bouche immense; Madame Necker, dont il étoit l'ami, le regardoit comme un auteur sublime. Or, il est certain que rendre un hommage exclusif aux grands génies ne prouve pas qu'on les égale ; mais celui qui admire la médiocrité est à coup sûr médiocre lui-même. Quant à son extrême attachement pour son mari, et aux soins qu'elle se donnoit pour lui procurer des succès en tout genre, ils étoient sincères et désintéressés ; le goût y avoit pourtant moins de part que l'opinion. Elle avoit une si haute idée de ses talents et de ses qualités, qu'elle lui rendoit un véritable culte ; elle avoit même transformé sa maison en un temple, dont elle étoit la prêtresse; et les amis, quel que fût leur rang, étoient réduits à l'humble condition d'adorateurs.

"Madame Necker'avoit la tête plus vive que le cœur tendre; elle étoit plus exaltée que passionnée, plus enthousiaste que sensible ; et, avec beaucoup d'esprit, cette disposition à l'engouement nuisoit à son discernement et gâtoit son gout.

[ocr errors]

We subjoin an anecdote of Madame du Deffund, of whom the public has lately heard and read so much.

• Je me rappelle très bien d'avoir été mené par la maréchale de Mirepois chez madame du Deffand, dont les lettres viennent de ra- , jeunir la célébrité. J'étois d'un âge à étre plus frappé du tonneau qu'elle habitoit que de l'agrément de son esprit. Mais l'on m'a conté d'elle un trait qui n'est peut-être pas indigne d'être conservé. Elle n'aimoit pas l'exagération, comme on en a la preuve dans så correspondance, et pourtant elle étoit condamnée à voir sans cesse : des personnes engouées, enthousiastes, et des prôneurs éternels encore : plus fatigants que tout le reste. Un jour, excédée des éloges.excessifs que M. de *** faisoit d'un homme très médiocre, en ajoutant, par forme de refrain, que tout le monde pensoit comme lui ; elle te pondit : je fais, monsieur, assez peu de cas du monde, depuis que je me suis aperçue qu'on pouvoit, le diviser en trois parts, les trom, peurs, les trompés et les trompettes. M. de *** étoit évidemment dans cette dernière classe, et je ne le rencontre guère sans penser à cette saillie.'

The happy contrast of national character which is afforded, to us in the Portraits of Le Comte d'Aranda and the Marquis de Caraccioli, the ministers of Spain and Naples at the court of Versailles, induces us to give a specimen of the traits by which our author describes each of these models of diplomatic ability.

" Le Comte d'Aranda, que nous avons vu long-temps ambassadeur en France, avoit été premier ministre en Espagne, et son admi. nistration avoit été remarquable par son énergie et son integrité. Il avoit plus de jugement que d'esprit, plus de tête que d'habilité ; mais son inébranlable fermeté suppléoit à tout. Toujours le même dans les relations publiques et privées, il avoit de la dignité sans are rogance, de la gravité sans lenteur ; il étoit impénetrable sans être mystérieux ; enfin c'étoit une de ces âmes de fer que son pays seul produit ; la légèreté Française, la persévérance Germanique, l'astuce Italienne, rien ne pouvoit l'émouvoir, ni lui faire perdre de vue le but où il tendoit; aussi n'y avoit-il pas un moment de la journée où il cessât ses fonctions. Aucune de ses actions, aucun de ses discours, même les plus indifférents, n'étoient indignes du représentant d'une grande nation, et il poussoit la prévoyance si loin, que pour n'être jamais retardé, il avoit, nuit et jour, un carrosse attelé dans sa cour. On peut dire de lui, comme ambassadeur, ce que l'on disoit de Louis XIV., que jamais on n'avoit mieux rempli le rôle de roi; et il est à croire que si ce prince l'eût connu, il lui eût plutôt donné qu'à Madame de Maintenon le titre de Votre Solidité. C'étoit cette qualité, si rare en France, qu'il possédoit au suprême degré; la simplicité de ses moyens égaloit sa fermeté. Il avoit exécuté l'opéra. tion la plus difficile qui puisse se concevoir, l'expulsion des Jésuites de toutes les parties de cette vaste monarchie Espagnole ; le même jour, à la même heure, tous les courents furent fermés. Le score

étoit indispensable pour assurer le succès de cette mesure, mais il étoit d'autant plus difficile à garder, que les Jésuites avoient des amis et des créatures dans toutes les classes de la société. Aussi, le Comte d'Aranda ne fit point expédier les ordres dans ses bureaux ; il employa, pendant trois mois, plusieurs pages dont on ne pouvoit se méfier, à transcrire toutes les dépêches, et rien ne transpira. Da lui demandoit un jour en France, comment il avoit fait pour em. pêcher que l'on ne pénétrât ce grand secret. “D'abord,” répondito il, “ en n'en parlant point ; comprenez-vous ?” Il terminoit toutes ses phrases par ces deux derniers mots, et cette mauvaise habi. tude étoit quelquefois plaisante. Un jour qu'il jouoit au Pharaon, chez la princesse de Lamballe, le banquier, croyant qu'il se trompoit, refusoit de lui payer un coup qu'il avoit gagné ; l'ambassadeur soutenoit sa prétention avec toute la fierté castillane; enfin, voyant que le banquier ne se rendoit point, il saisit le grand chandelier qui étoit au milieu de la table, en lui disant: “ Comprenez-vous que voilà un chandelier, et qu'il est pour vous jeter à la tête ; comprenez. vous ?” Le banquier le comprit si bien qu'il se sauva de la chambre, et qu'on eut beaucoup de peine à le ramener.' p. 167–169.

The Neopolitan is thus described.

« On n'a jamais été plus animé et plus brillant que cet Italien : il avoit de l'esprit comme quatre, faisoit des gestes comme huit, et du bruit comme vingt A lui seul, il remplissoit tout un salon : mais sa gaieté étoit si naturelle qu'elle n'incommodoit personne ; il avoit une manière originale de voir et d'exprimer les choses, et un fonds inépuisable de bonnes plaisanteries où il n'entroit jamais ni malignité ni aigreur.

· Le Marquis de Caraccioli avoit été ambassadeur à Londres a. vant de l'être à Paris ; et l'on se ressouvient encore, dans les deux pays, de quelques-unes de ses saillies. Le roi d'Angleterre, qu'il amusoit, le traitoit avec bonté. Sachant qu'il parloit avec beaucoup de mépris du ciel embrumé et du climat humide de sa capitale, il choisit un des plus beaux jours d'été pour lui demander s'il ne se croyoit pas à Naples. " Ah, Sire ! ” répondit Pambassadeur, “ la Lune du roi mon maître vaut mieux que le soleil de votre majesté.

• Le Marquis de Caraccioli avoit une prédilection particulière pour la France, où il avoit beaucoup d'amis que son coeur méritoit autant que son esprit. Lorsqu'il fut nommé à la vice-royauté de Sicile, le roi Louis XVI. dont il prit congé, lui dit: “ Monsieur l'am. bassadeur, je vous fais mon compliment; vous allez occuper une des plus belles places de l'Europe. " " Ah, Sire," répondit tristement M. de Caraccioli, “ la plus belle place de l'Europe est celle que je quitte ; c'est la place Vendôme. Quelque temps auparavant, il avoit répondu au même prince, qui le plaisantoit sur ce qu'à son âge, il faisoit encore l'amour : “ On vous a trompé, Sire, je ne fais point 'amour, je l'achète tout fait."

The portrait of the Marquis de Conflans, although one of no

p. 178.

p. 180.

p. 181.

1)

uncommon occurrence in this country, affords a singular instance of deviation from that monotony of character, which taste and fashion had imprinted on the best society of Paris.

We think the origin, habit, and importance of a true Parisian Quidnunc, were never more picturesquely described than in the sketch of Metra Le Nouvelliste, which we shall present to our readers.

• Tandis que la fortune laisse dans l'obscurité des personnages dont les talents ne demandent que des occasions de se signaler, elle accorde une célébrité passagère à des hommes faits pour rester dans un éternel oubli. Il y avoit à Paris, quatre ou cinq ans avant la ré. volution, on certain Metra, bourgeois dés@uvré, qui n'avoit rien de remarquable dans toute sa personne qu'un nez d'une longueur deme. surée : son esprit étoit au-dessous du médiocre, et cependant il avoit acquis de l'importance, uniquement par son goût pour les nouvelles politiques et son assiduité aux Tuileries. C'étoit là, sur la terrasse des Feuillants, qu'il avoit établi son quartier général ; et sa gravité ministérielle l'avoit rendu l'oracle des politiques subalternes, qui a. voient déserté le Luxembourg pour s'établir au nord de la rivière. Peu à peu, des personnes de bonne compagnie eurent la curiosité d'écouter ce que l'on disoit dans ce cercle. Ils firent connoissance avec Metra qui ne manquoit pas d'un certain jugement, et qui, depuis vingt ans qu'il lisoit régulièrement les gazettes, avoit contracté l'habitude d'apprécier assez bien les nouvelles : M. d'Aranda lui. même, qui logeoit près des Tuileries et qui s'y promenoit souvent, ne dédaigna pas sa conversation ; et, ayant remarqué qu'il repetoit exactement ce qu'il lisoit et ce qu'il entendoit dire, sans y rien ajouter ou retrancher, il finit ainsi que plusieurs autres membres du corps diplomatique, par lui envoyer dire les nouvelles qu'ils vou. loient repandre. C'est ainsi qu'après avoir commence par être un objet ue derision, il finit par faire autorité dans la haute societé, où cependant il ne fut jamais admis.

• Metra mourut au commencement de la Revolution : il n'a ja. mais été remplacé. Avant lui, il n'y avoit eu personne de bien mar. quant parmi les nouvellistes de jardin, si ce n'est un certain abbé qui se rendoit tous les jours sous l'arbre de Cracovie, au Luxembourg (arbre ainsi nommé à l'occasion des troubles de Pologne.) On n'a jamais su le nom de ce personnage, mais tout le monde l'appeloit l'abbé Trente mille hommes, parce qu'il avoit toujours ce nombre de soldats à sa disposition, ni plus ni moins, pour effectuer ses plans de campagne et battre tous ses ennemis.

p. 183, 184. M. de Levis promises us more productions in the same style and spirit, should the present work meet with the approbation and encouragement of the Public. If his ambition aspires to the dignity and reputation of an historian, we fear it will be considered as too exorbitant a demand. The faithful chronicler will hardly be justified in appealing for authority to his pages,

which offer, as an equivalent for scantiness of proof, and levity of judgment, the rank and pretensions of the author. But if he is content that his book shall be placed upon the shelf with the numerous memoirs by which the character and intrigues of the court of France have been handed down to posterity, rather demanding examination than requiring implicit belief; and if his portfolio contains as rich a collection of anecdotes relating to the present dynasty, as it does of the last, his efforts, we make no doubt, will be sufficiently repaid by the curiosity and attention of the Public. Let him continue his useful and agreeable labours ; and let him console himself for this degradation of his literary rank, by the timely application of the Satirist's judicious remark.

Tel brille au second rang, qui s'éclipse au premier.'

Art. III. An Appeal to the Allies, and the English Nation, in

behalf of Poland. 8vo. pp. 66. Harding, London. 1814,

T 11
The publication of this tract gives us an opportunity, of which

we are very anxious to take advantage, of calling the attention of our readers to the important subject of Poland. Were this merely a topic of party politics, involving matters of a transient interest, we should allow it to pass with the other themes of the day, and leave it to the care of those who in their various walks drive a traffic of political discussion. It is precisely because the subject is not at all likely to suit their purposes that we wish to canvass it. We fear it will be found to present no facilities for party attacks, or for mutual recriminations among public men. Those who exhaust the whole force of a very limited talent in abuse of the enemy, in all probabili-, ty will turn away from an inquiry that leads them to contemplate public crimes committed by persons not connected with France. And they who are only solicitous for peace at all events, without thinking of securities, are likely to disregard a subject which may seem to throw difficulties in the way of negotiation, by calling our attention to the only real principles of national independence. Nevertheless, as we are deeply impressed with the general and permanent importance of the question, and consider its interest io be temporary only in as far as the present time offers peculiar reasons for canvassing it, we shall urge río further apology for the observations upon which we are an: bout to enter,

Whence comes it to pass, that the feelings of the English piation are so casily ronsed upon some subjeets, and upon others

« ПредишнаНапред »