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Nienzini.

E sul mattin dalle celesti porte
Fia che forga per te lieta l'Aurora,
E'l suo bel lume, e la tua pace apporte.

A questo lusingar l'ardita prora
Spingo nell' onde; e pria d'Incenso, e Voti
Ogni nume del Mar per me si onora.

Pià rapido del vento a i Lidi ignoti Vola il mio cuore; e neghittola, e lenta Ogni aura parmi, che pel Cielo fi ruoti.

Quand' ecco con la vista al Ciel intenta
Scorgo, ch'egli biancheggia, e poscia imbruna;
Poscia arde in lampi, e poi gli strali avventa.

Ahimè; che pria che'l Sol giunga alla cuna,
Preda farò di questo Egeo fallace:
Givoco d'insuperabile fortuna.

Intanto per un poco il Ciel si tace,
E l’aer si delibra; e già si vede
Un qualche segno, che promette pace.

Ecco l'usata speme a me sen riede
Con le sue candid' ali. Al Mare, al Mare,
Al banco, a i remi ora che l'aura il chiede!

Ah speme ardita ! A che tranquille e chiare
Stelle pur mi prometti? E questo forse
Tempo, che ognun dal mio naufragio impare?

Anco a Tifi splendero il Polo e l'Orse;
E pur cupa vorago in Mar fi aprio
Alla sua Nave, e 'l buon cammin non scorse.

Ma pur chi fa! Forse è più mite il mio Destin, che suole intra le cose avverse Trar lieto il fin lo fier principio, e rio.

Tienzini.

Orrido gelo, che 'l terren coperse,
Falli del fuol tesoro; e in lui sepolta
Poi più lieta la messe al Ciel l'aperse.

Oh dolce fpeme, entro 'l mio cuore accolta,
Per te le intralasciate arti io riprendo,
E per te l’Alma è a nuovo oprar rivolta.

E la maestra man di nuovo io stendo
All' aurea Cetra, che si tacque avante,
E i Carmi avvivo, e di nuov'aura accendo.

Oh del mio cuore, oh de' penfieri amante,
Enrico tu, che veritiera laude
Acquistar fai dal riamar costante.

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Degli umani pensier la speme amica
In dolce Ambrosia, e in mele Ibleo converte
Quella, che altrui parrebbe aspra fatica.

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Spesso la speme è al buon desire infida.
Ma pur chi 'i fa? Forse il Destin cortele,
O ch' io m'inganno, e miglior fin mi guida,

E pietà il muove dell antiche offefe.

La

La S u z e.

uz

La Suze.

Zu den altern berühmten franzdfischen Dichterinnen ges hårt henriette de Coligni, Gräfin de la Suze, die schon im I. 1673 ju Paris ftarb. Unter ihren Gedichten verdies nen die elegischen noch die meiste Aufmerksamkeit; wiewohl auch diese vielleicht, mit den übrigen, långst vergessen feon würden, wenn die Elegie nicht von den neuern franjdfischen Dichtern so wenig bearbeitet - wäre, vollends, seitdem fie durch die beroide faft ganz verbrångt wurde.

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1

Ha! qu'il est dangereux quand on a bien aimé
De revoir les beaux yeux qui nous avoient charmé!
Et que dans cet étât la forte sympathie
Rallume promptement une Aâme amortie !
Qu'avec peu de succès notre foible raison
Nous fait voir les rigueurs d'une ancienne prison;
Et qu'il est doux d'entrer dans une fervitude
Dont nos coeurs avoient fait une longe habitude !
Phénice, vous savez que ce coeur autrefois
Malgré votre rigueur fut foûmis à vos Loix,
Qu'en voyant vos beautés je ne půs me défendre
De concevoir pour vous une amitié bien tendre,
Que j'adorai deslors tous vos divins appas,
Et que votre mépris ne me rébuta pas.
Je trouvai les moyens de vous faire paroitre
Un feu que votre coeur ne vouloit

pas

connoitre;
Et ma muse discrette en le dilant pour moi
Par mille doux sermens vous engagea ma foi;
C'est tout ce qu'elle fait; car votre indifference
Ne me flatta jamais de la moindre esperance,
Et je vous vis alors abandonner le Cour
Sans avoir seulement approuvé mon amour:
Vous partîtes, Phenice, et laissâtes mon ame
Avec l'impression de la nouvelle fâme:

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La Suze.

L'hiver a du depuis eû trois fois fes glaçons,
L'été l'est couronné de ses' blondes moissons,
Et depuis ce tems là le grand Aambeau du monde
A trois fois achevé fa course vagabonde,
Et j'ai toûjours senti regner

dedans mon coeur
Cette même tendresse, et cette même ardeur;
Il est vrai que ce coeur quelquefois infidelle
A porté ses desirs à quelque amour nouvelle,
Qu'il s'est laissé soûmettre à la brune Cloris
Que de la blonde Aminte il fut long-tems épris,
Et qu'il ne put un jour defendre sa franchise
De la charmante humeur de l'aimable Belise;
Mais, Phenice, l'éclat de toute leur beauté
N'a point entierement follmis ma liberté,
Toûjours dedans mon coeur votre puissante idée
Malgré tous leurs appas s'est trop bien conservée,
Et lorsqu'après avoir surmonté leurs rigueurs
J'en recevois enfin de legeres faveurs,
Je disois en suivant mon amoureux caprice
Que je ferois heureux fi c'étoit de Phenice,
Et fi bel objet qui captive mon coeur
Avoit la même éstime et la même douceur:
Ainsi toûjours à vous, quoique toûjours volage,
J'ai toujours adoré votre divine image,
Et malgré tous les maux qu'autrefois j'ai soufferts
Je reviens à vos pieds reprendre tous mes fers.
Rendez-les moi, Phenice, avec toutes mes peines,
Je reviens de bon coeur pour renouer mes chaînes
Et
pour

subir enfin toutes les mêmes loix
Auxquelles mon esprit fut soumis autrefois :
Mais puisque mon destin veut bien que jë vous

aime
N'adoucirez-vous point votre rigueur extrême ?
Et ne voudrez-vous point que ma bouche au-

jourd'hui
Vous parle avec respect de mon cruel ennui?
Vous n'y consentez point, et toujours adorable
Vous paroislez pour moi toûjours inexorable,
Et si je trouve en vous mon aimable vainqueur
Je le retrouve armé de toute fa rigueur;

Et

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